23 juillet 2026
Marché de gros, GMS, marchés forains : quelles différences de prix à La Réunion ?
Comparatif des 5 circuits de distribution suivis par les mercuriales DAAF à La Réunion, et de ce que chacun révèle sur le prix des fruits et légumes.
À La Réunion, un même fruit ou légume peut afficher des prix très différents selon qu'on regarde le marché de gros, la grande distribution, un marché forain, ou un circuit bio. Voici ce qui distingue ces 5 circuits, tels que suivis par les mercuriales DAAF.
Marché de gros : le prix au stade producteur
Le marché de gros reflète les cours de production — c'est-à-dire ce que touche réellement l'agriculteur réunionnais pour sa récolte, avant tout intermédiaire. C'est l'indicateur le plus direct de la rémunération de la production locale, et souvent le plus volatil, car il réagit vite aux variations d'offre.
GMS : le prix de détail en grande distribution
Les grandes et moyennes surfaces (supermarchés, hypermarchés) pratiquent des prix de détail qui intègrent logistique, stockage et marge de distribution. C'est le circuit où fait ses achats la majorité des ménages réunionnais au quotidien — généralement plus stable dans le temps que le marché de gros, car les enseignes lissent davantage leurs tarifs d'une semaine à l'autre.
Marchés forains : la vente directe
Les marchés forains reposent sur une vente directe entre producteurs (ou revendeurs) et consommateurs, en plein air, à jours fixes. Les prix y sont souvent plus proches de l'offre locale immédiate, avec une publication moins régulière que les autres circuits (environ toutes les deux semaines).
Bio producteurs et bio magasins : un circuit à part
Les circuits producteurs bio et magasins bio suivent la même logique production/détail que les circuits conventionnels, mais pour des produits certifiés biologiques — ce qui permet de mesurer l'écart de valorisation du bio à chaque étape, du producteur jusqu'au consommateur. Le détail de ce fonctionnement est développé dans notre article Prix des fruits et légumes bio à La Réunion.
Pourquoi comparer les circuits ?
Comparer un même produit entre circuits permet de mieux comprendre où se situe la marge de distribution, si un écart de prix reflète une vraie rareté ou simplement un coût logistique, et comment le prix payé au producteur se répercute (ou non) jusqu'au consommateur final. C'est aussi un bon complément à la lecture des tendances par produit, abordée dans nos articles sur l'évolution des prix des légumes et la saisonnalité des fruits.
Retrouvez le détail des 5 circuits, avec les prix actuels et leur historique, sur notre page Prix par circuit. Pour comprendre l'origine de ces données, voir notre article Comprendre les mercuriales DAAF.
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre le prix au marché de gros et le prix en GMS ?
Le marché de gros reflète le cours production, c'est-à-dire ce que touche l'agriculteur avant tout intermédiaire. Le prix en GMS est un prix de détail, qui intègre en plus la logistique, le stockage et la marge de distribution — il est donc généralement plus élevé et plus stable dans le temps.
Pourquoi les prix des marchés forains sont-ils publiés moins souvent que les autres circuits ?
La DAAF relève les marchés forains à un rythme d'environ toutes les deux semaines, contre une fréquence hebdomadaire pour le marché de gros, les GMS et les producteurs bio, ce qui explique un historique un peu moins dense sur ce circuit.
Le circuit le moins cher est-il toujours le marché de gros ?
C'est le cas le plus fréquent puisqu'il s'agit du prix payé au producteur avant marge de distribution, mais ce n'est pas une règle absolue : les marchés forains, en vente directe, peuvent parfois afficher des prix proches selon le produit et la période.
